Elles prennent forme, elles sont au nombre de quatre pour le moment. À temps perdu, coupe le carton, peint les photos, espère trouver quelque chose à raconter.
Parce que les feuilles tombent, on sait ce qui s'en vient. On verra bientôt tout le fleuve de tout en haut de la côte de Sherbrooke. On sentira les brasseries et la levure. Toujours sans les voir.
Tout en bas maintenant. On ne voit rien par ici, sauf peut-être un petit bout rêvé de fleuve, les deux pieds au sol. Ce sont les jours où on ne se hisse pas sur le pont pour rêver aux parcs d'attraction.
Hangars hagards masquant l'eau. Les feuilles comme la jaunisse du nouveau-né. Les feuilles lisses.
Flaques noires dans la ruelle, la lumière de l'autre côté n'est plus la même.
Alors on invente des histoires, on prend des photos et on les envoie en les maquillant comme jour de fête. Jour défait. Aujourd'hui, défaite.