Rétroviseur, tache de sang
Oeil au beurre noir
Sirènes
Portes qui claquent au vent
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lundi 16 novembre 2009
Rue Lafontaine
Toute une rengaine :
Peur du feu, peur du feu, peur du feu.
Ronds de poêle fermés, cigarette oubliée.
Partout des cendres, des trous.
Fondations béantes, quartier de carton.
Peur du feu, peur du feu, peur du feu.
Ronds de poêle fermés, cigarette oubliée.
Partout des cendres, des trous.
Fondations béantes, quartier de carton.
vendredi 13 novembre 2009
Rue Ontario
Comme un miroir, toutes les cigarettes allumées font écho aux lampadaires.
Y vente fort, tu veux juste te grouiller pis crisser ton camp.
Y vente fort, tu veux juste te grouiller pis crisser ton camp.
mercredi 21 octobre 2009
Vent d'ouest
Le vent est du mauvais bord ce soir. Ça pue depuis De Lorimier.
Dans un recoin, furtive lueur de briquet, reflet rapide sur la pipe de verre, ongles noirs, capuchon. La fumée inhalée, une tête se relève, des tresses blondes. Un regard vide et un visage d'enfant.
Un enfant qui met des petites roches de cristal dans sa pipe quand ses mains tremblent trop. Des yeux qui guettent les patrouilles.
Chaussures dépareillées, appareillage tout en noir. Maintenant, la tête dodeline et les mains cherchent ce qui n'est pas là.
Des mains de vieille, des mains usées, craquées. Noires, noires, noires, comme la suie sur le verre étincelant.
Dans un recoin, furtive lueur de briquet, reflet rapide sur la pipe de verre, ongles noirs, capuchon. La fumée inhalée, une tête se relève, des tresses blondes. Un regard vide et un visage d'enfant.
Un enfant qui met des petites roches de cristal dans sa pipe quand ses mains tremblent trop. Des yeux qui guettent les patrouilles.
Chaussures dépareillées, appareillage tout en noir. Maintenant, la tête dodeline et les mains cherchent ce qui n'est pas là.
Des mains de vieille, des mains usées, craquées. Noires, noires, noires, comme la suie sur le verre étincelant.
lundi 25 mai 2009
Pain de sucre
Par grand soleil, ça crie dans les rues et ça se balance dans le parc. Le salon est dehors. Sur les balcons, sur les trottoirs. Les chars se sont refait une beauté. Ils paradent, suivis par des enfants à vélo et on cherche l'ombre.
Il neige de la poussière de sucre tout en bas de Pie-IX et seul le train n'a pas pris congé. Il faut voir la vue, tout là-haut, vers les tours. L'immensité du fleuve qu'on ne peut qu'imaginer et sentir. Il est partout, loin des yeux. On confond son souffle avec le roulement des locomotives grinçantes. C'est le bout de la ligne, le bout du monde.
Seulement, le vent n'arrête pas.
mardi 19 mai 2009
Traverser la rue
Le regard des hommes se fait insistant la nuit venue. Les voitures ralentissent subtilement, une tête se tourne vers tout ce qui attend pour traverser la rue.
Certains jours, ils ont de la chance, ces yeux avides. Certains soirs ils se révulsent, puis les mains fouillent pour payer la petite besogne.
Besogne dans les ruelles, besogne dans les voitures. On retrouve des cadavres plastifiés à gauche et à droite, éventrés.
Des bleus sur la peau, des varices qui grouillent le long des jambes maigres, grasses, fatiguées. Une valse se répète jour et nuit, la valse des talons cassés.
Certains jours, ils ont de la chance, ces yeux avides. Certains soirs ils se révulsent, puis les mains fouillent pour payer la petite besogne.
Besogne dans les ruelles, besogne dans les voitures. On retrouve des cadavres plastifiés à gauche et à droite, éventrés.
Des bleus sur la peau, des varices qui grouillent le long des jambes maigres, grasses, fatiguées. Une valse se répète jour et nuit, la valse des talons cassés.
Ralentis!
Par ici, les choses vont et viennent. Elles traînent quelques jours puis disparaissent. Ramassées, emportées, jetées. Parfois, elles deviennent transparentes à force d'indifférence. Un jour, une femme s'est assise sur une balançoire et elle s'est effacée. On ne l'a pas cherchée: Hochelaga l'avait prise, entre un manteau de fourrure déchiré et un divan défoncé.
Au matin, les choses ne sont plus là.
C'est l'heure du changement de shift, au dépanneur et au coin de la rue.
C'est l'heure de la marche vers l'école et celle du bus, toujours en retard.
Quelque part entre Viau et Bercy.
Au matin, les choses ne sont plus là.
C'est l'heure du changement de shift, au dépanneur et au coin de la rue.
C'est l'heure de la marche vers l'école et celle du bus, toujours en retard.
Quelque part entre Viau et Bercy.
lundi 18 mai 2009
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